Je fais des erreurs.

Pour moi l’année 2018 a commencé avec un nouveau boulot.

C’est un environnement beaucoup plus éclectique qu’avant.

J’ai maintenant des collègues de tout les âges et de tout les horizons.

Bien que je sois persuadée que ça reste une richesse, j’ai également découvert un environnement moins propice à l’apprentissage . Je réfléchis toujours à la pertinence du lien de cause à effet de ces 2 points.

Certains sont tellement sclérosés par la peur de l’erreur qu’ils refusent même d’apprendre de nouvelles choses: « je suis un spécialiste de ça, je fais ça ».

Pourquoi ? Mais de quoi tu as peur ?

Finalement, j’ai ouvert grand les yeux j’ai observé, j’ai laissé traîné mes oreilles à gauche, à droite, j’ai écouté:

-Un tel est comme çi, hier il a fait une erreur.

-Une telle qu’elle la ramène pas trop car hier elle a fait une erreur dans mon dossier.

-Mais toi aussi, hier tu t’es trompé là.

-Non mais, moi c’est une faute d’inattention, ça ne compte pas. Lui il est stupide.

-Ah ? bon.

Transformée en sociologue de pacotille, je relève que je baigne dans un milieu où chacun s’observe en chien de faïence en vue de découvrir qui est celui qui feint la compétence, l’intelligence.

Pétrifié, inhibé par la peur de l’erreur, les uns et les autres s’epillent, se guettent. Qui portera le bonnet d’âne ?

Je suis là.

Moi aussi j’observe, je Les observe, je m’interroge. Pourquoi font-ils ça ? Un moyen de faire taire la petite voix intérieure? Celle qui rappelle qu’il est temps de relever de nouveaux défis ? Où juste l’amour du travail bien fait ?

Je vous l’ai dit je me suis découvert un côté socio-psychologue du dimanche depuis.

D’ailleurs je viens jouer les apprentis reporter sur ce blog.

La conséquence perverse de la peur de l’erreur est le découragement, voir le dégoût de l’apprentissage.

Si on apprend rien de nouveau, on évolue pas, on ne s’épanouit pas, on ne crée pas de valeurs ni pour les autres, ni pour sois.

J’aime apprendre des nouvelles choses, m’enrichir de nouvelles connaissances et de nouvelles expériences pour ensuite les partager avec les autres au moment opportun.

C’est ce qui me rend heureuse. Et c’est ce qui entretien ma motivation professionnelle, ma curiosité et plus largement ma soif de vivre.

Converti en faisseuse d’erreurs depuis bientôt 33 ans, j’ai accepté le bonnet d’âne. Je continue d’apprendre et d’évoluer. J’ai fini par rencontrer quelques irréductibles qui partage ma vision.

Pour moi le travail est un source d’épanouissement, un moyen de prendre part à la société et de créer de la valeur. Ce n’est pas uniquement des revenus stables et une place fixe, dans un bureau immuable et gris.

J’ai besoin que ça bouge, j’ai envie que ça se casse la geule, que ça se relève que ça se réinvente et surtout que j’y prenne part. J’ai besoin que ça vibre, que ça vive, que ça change encore et encore.

J’ai peut être une perception trop poétique du travail…Qui sait.

Pour protéger cette flamme, je porte fièrement le bonnet d’âne. J’ajoute une couche de rouge à lèvre et j’avance en travaillant.

Et vous ? Qui êtes vous ? Comment vivez vous dans les milieux hostiles ? Qui êtes vous vraiment ?

1 réflexion sur « Je fais des erreurs. »

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